Un utilitaire ne se vend pas comme une voiture. L'acheteur ne regarde ni la couleur ni les options : il regarde le volume utile, l'état du hayon, la hauteur sous pavillon et ce qu'il reste de distribution. Et vous, vous avez un problème que n'a pas celui qui vend sa citadine — le véhicule travaille encore, vous ne pouvez pas le laisser trois semaines en vitrine, et vous n'avez pas le temps de répondre à quinze personnes entre deux chantiers.
Le contrôle technique d'un utilitaire de plus de quatre ans vendu à un particulier doit avoir moins de six mois, comme pour une voiture. Mais s'il est vendu à un professionnel, il n'est pas exigé — ce qui fait gagner un rendez-vous et parfois une réparation imposée pour rien.
Un véhicule aménagé — rayonnage, cloison, plancher bois, galerie, coffre de toit — doit être décrit tel qu'il est. L'aménagement se valorise auprès de l'acheteur qui en a besoin, et se déduit auprès de celui qui devra le retirer : c'est donc une information qui rapporte, pas un défaut à cacher.
Le marquage publicitaire reste votre affaire : la plupart des acheteurs professionnels le déposent eux-mêmes, et l'exiger de vous avant la vente n'a aucun fondement.
Si le véhicule est au nom d'une société, la vente ne suit pas les mêmes règles qu'entre particuliers : la garantie légale de conformité ne joue pas entre professionnels, et le régime de TVA dépend de la façon dont le véhicule a été acquis. Le dépôt vous pose la question — répondez « au nom d'une société » — et redites-le dans la description : c'est la première chose que vérifiera l'acheteur professionnel, parce qu'elle décide de sa facture.
Un utilitaire à gros kilométrage ne se vend presque pas à un particulier : 250 000 km font fuir celui qui achète une voiture, et ne gênent pas l'exportateur ni l'artisan qui sait ce qu'il regarde. Vous touchez donc un acheteur pour qui votre kilométrage n'est pas un défaut.
Les professionnels qui voient ces annonces sont les garages, les exportateurs et les carrossiers. Chacun ne voit que ce que son activité déclarée l'autorise à acheter — et un seul obtient votre numéro, celui dont vous retenez la proposition.
Votre numéro n'est jamais publié. C'est l'intérêt principal quand on travaille : pas d'appel à 7 h, pas de message le dimanche, pas de curieux qui demande une photo du coffre.
Ces quatre situations se confondent facilement, et la confusion coûte de l'argent — une voiture en panne traitée comme une épave est radiée pour rien.
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